Un abri qui sauve des vies dans Le Progrès : « J'aurais pu vivre une année de violence en moins »
Le Progrès consacre un article au lancement de notre antenne régionale en Auvergne-Rhône-Alpes, à travers le témoignage fort de Marie-France Dabert, conseillère régionale du Puy-de-Dôme et membre de la délégation consacrée au handicap, à l'action sociale et à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Son parcours incarne à lui seul le sens de notre action. Ancienne victime de violences conjugales, Marie-France Dabert a quitté son domicile un 1er janvier, il y a treize ans, avec ses trois enfants, après des mois de préparation en secret. Elle est aujourd'hui devenue abritante pour notre association. Son témoignage est sans détour : « Si j'avais connu une telle association, j'aurais vécu un an de violence en moins. Mes enfants aussi. »
Ce que l'article met en lumière, c'est la réalité vécue par les victimes au moment de la fuite. Quand il faut partir, ce n'est pas vers un commissariat qu'on se tourne en premier. Déposer plainte est nécessaire, mais ce n'est pas ce qui met en sécurité. Être accueilli·e dans une famille, dans un cadre humain plutôt qu'institutionnel, c'est souvent ce qui permet de dire oui, de franchir le pas.
C'est précisément ce maillon que notre association vient combler : un hébergement citoyen temporaire, rapide et encadré, pour les victimes qui doivent quitter leur domicile en urgence. Et c'est ce modèle qui se déploie désormais en Auvergne-Rhône-Alpes, grâce à la mobilisation d'élu·es, de professionnel·les et de citoyen·nes prêt·es à ouvrir leur porte.
Merci au Progrès et merci à Marie-France Dabert pour la force de son engagement.
https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2026/05/27/j-aurais-pu-vivre-une-annee-de-violence-en-moins-et-mes-enfants-aussi