Retour

BFMTV - L’hébergement des femmes victimes de violences conjugales au cœur de l’actualité

Publié le 14/01/2026 par Sabri
Mis à jour le 14/01/2026
Image de couverture

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, un article publié par BFMTV revient sur les enjeux persistants liés à l’hébergement des femmes victimes de violences conjugales en France, six ans après le Grenelle des violences conjugales (BFMTV, 2025).

L’article rappelle que la question du logement demeure un frein majeur au départ du domicile conjugal, malgré une augmentation du nombre de places d’hébergement d’urgence dédiées. Selon les chiffres du ministère de la Ville et du Logement cités, 11 000 places sont aujourd’hui disponibles, contre 5 000 en 2017, et 126 millions d’euros ont été consacrés en 2024 à l’hébergement des femmes et de leurs enfants, contre 91,3 millions en 2021 (BFMTV, 2025).

Pour autant, les associations dénoncent une offre insuffisante face à la demande. Un rapport du Sénat, mentionné dans l’article, indique qu’en 2024, 57 % des demandes d’hébergement n’ont pas pu être satisfaites, notamment en raison du manque de places. Le recours fréquent à l’hébergement hôtelier est également critiqué, celui-ci étant jugé inadapté et dépourvu d’accompagnement.

Dans ce contexte, l’article donne la parole à Charlyne Pécullier, fondatrice et directrice générale de l’association Un abri qui sauve des vies. Elle souligne que certains territoires, comme l’Île-de-France et les Hauts-de-France, sont particulièrement touchés par les violences conjugales, tout en disposant d’un nombre limité de places rapporté à la population féminine (BFMTV, 2025).

L’article présente le dispositif d’hébergement citoyen proposé par l’association, fondée en 2020. Celui-ci repose sur l’accueil temporaire de femmes victimes de violences chez des « abritant·es », sans condition de dépôt de plainte ou de certificat médical, sur la base d’une analyse de situation et d’un partenariat étroit avec les acteurs sociaux et institutionnels. En moyenne, les mises à l’abri durent une quinzaine de jours et constituent une solution complémentaire à l’hébergement d’urgence.

Enfin, l’article souligne la pression croissante sur les dispositifs existants. Un abri qui sauve des vies reçoit entre 25 et 30 demandes par semaine et a dû, comme d’autres associations, refuser certaines demandes faute de solutions disponibles, illustrant les limites actuelles de l’offre d’hébergement en France (BFMTV, 2025).

https://www.bfmtv.com/police-justice/fuir-mais-pour-aller-ou-le-defi-de-l-hebergement-pour-les-femmes-victimes-de-violences-conjugales_AN-202511250548.html

dans la même rubrique

Quitter le site